Étudiée au lycée, La Lettre à Ménécée d’Épicure, n’a, dit-on, jamais eu de réponse. C’est faux. Les éditions Louise Bottu (clic) en ont publié une, celle de Ménécée lui-même. Le lecteur découvre que si le disciple a bien compris la doctrine de son maître, il n’y adhère plus: Ce ne sont pas les dieux qui sont à craindre, mais les humains qui y croient. Il est faux de prétendre que la mort ne compte pas pour nous, c’est nous qui ne comptons pas pour la mort. Rien n’est aussi perturbant que de chercher la sérénité. Le hasard conduit le monde et nous n’avons aucun pouvoir sur le désordre de nos passions.
Brève mais argumentée, cette épître d’un voluptueux inquiet désabusera peut-être les esprits en proie à la superstition de la sagesse.

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