En traînant l'autre soir au-dessus de la plage de la Côte des Basques, je repensais à ce que disait, lors d'une réunion du jury du prix littéraire de La Maison Rouge de Biarritz, l'un des jurés. «Les écrivains nous aident à vivre.» Je n'avais pas relevé. En m'asseyant sur le parapet face à l'océan, j'ai songé à Lucrèce, Drieu, Pavese, Montherlant, Mishima, Caraco, Gary, Debord, mon ami Jaccard... Ces écrivains se sont suicidés — heureux d'avoir aidé leurs lecteurs à vivre...








