1971. Elle abordait un âge où elle
était pressée d’être adulte mais sans renoncer à l’enfance.
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mercredi 21 mars 2018
vendredi 27 novembre 2015
vendredi 7 février 2014
Augustinisme balnéaire
«Combien de fois, mon Dieu, mîtes-vous mon âme à l’épreuve en plaçant de gracieuses créatures sur le chemin qui la menait à
Vous. Combien de fois y ai-je vu non pas une exhortation à résister à la concupiscence, mais à y
succomber. En me perdant, je me disais que c’était par tant de séduction que se
manifestait aussi Votre gloire créatrice.»
Saint Augustin
samedi 25 mai 2013
Ad usum mei — 15
Fan du PSQ photographiée lors d'une éclaircie
L’ennui avec le temps
maussade, c’est qu’il nourrit la conversation des gens qui n’en ont pas — de
conversation. Surtout, il devient un sujet de plainte comme si le printemps devait
tenir ses belles promesses. Où sont passées les journées ensoleillées et les
douces températures ? Qu’il n’y ait nul responsable auquel on puisse
imputer pareille défection, rajoute au ressentiment général. Dès lors, non
seulement il me faut endurer la pluie, mais aussi l’indignation météorologique
de mes contemporains. Je préfère de loin la première.
L’avantage du mauvais
temps est qu’il vous contraint à rester chez vous et à vous convertir au
stoïcisme, c’est-à-dire à faire de nécessité vertu. En l’occurrence, j’en
profite pour rendre visite aux livres de ma bibliothèque — celle des romans,
les livres de philosophie étant «rangés» ailleurs. J’en prends un,
je le feuillette, je le repose. Parfois, je relis un passage que j’avais
souligné jadis au crayon. Il m’arrive d’en percevoir toujours la beauté ou la
pertinence. C’est même le cas à chaque fois — ce qui m’incite à penser que le
moi dont je suis doté aujourd’hui reste dans la lignée spirituelle ou
esthétique du moi d’alors. D’où vient cette continuité dans les pensées ou le
goût? Question ou fausse question que je laisse en suspens. Je me
contenterai de me dire que vieillir n’est pas changer. On rompt avec quelques
habitudes et on prend d’autres plis. Rien de radical. L’homme est l’animal
petit-bourgeois. Là où j’ai changé, en revanche, c’est dans le fait que je lis
de moins en moins de romans et que je ne souligne plus aucune phrase au crayon.
Les phrases qui me plaisent, j’ai coutume depuis un certain temps de les écrire
moi-même et de les compiler dans des volumes. Même par temps de pluie, je n’ai
pas le désir de les feuilleter. Reste mon blogue que j’ai de plus en plus la
flemme de tenir. Mais je m’y efforce. Nulla
dies sine linea. Bonne méthode pour ne pas laisser rouiller son esprit et
son style. Pour ma part, je ramollis la maxime. Pas une semaine sans une ligne.
Dieu se reposa le septième jour qui suivit la Création. Je fais aussi dans l'hebdomadaire. Mais j’ai opté pour le
rythme inverse. Je paresse six jours et j’écris le septième.
lundi 13 août 2012
Aspect glissant et incorrigiblement sentimental du nihilisme balnéaire
Session du lundi 13 août 2012
(spot de l'Hôtel du Palais)
(spot de l'Hôtel du Palais)
Trois Françoise auront compté pour moi.
Françoise Hardy, qui tant de fois m’a adressé son Message
personnel.
Françoise Sagan, dont chaque roman me souriait avec
tristesse.
Françoise, enfin, mon professeur de surf, si stylée
sur son mini malibu en maillot blanc deux-pièces, le visage hâlé par l’astre de
la mélancolie.
In Traité du Cafard
(Finitude)
samedi 9 juin 2012
Ce sera un temps béni et elles seront sur les plages
Hier, un coursier en provenance de Paris nous a apporté quelques exemplaires de notre prochain ouvrage, La Beauté, Une éducation esthétique, publié par les soins de la maison d'édition Autrement. Hélas!, avons-nous pensé, comme sa sortie en librairie n'est prévue que le 12 septembre, nul livre, cet été, ne fera la joie de nos enthousiastes lectrices! Bah!, nous sommes-nous dit aussitôt, elles n'auront qu'à glisser tel ou tel de nos précédents chefs-d'œuvre dans leur sac de plage et en reprendre de merveilleux passages entre deux baignades.
vendredi 3 février 2012
Femmes anti-bonnes-femmes — 1
Belinda Baggs, la Cyd Charisse du longboard
« Le premier qui a appelé la femme le ”beau sexe” a peut-être voulu faire une plaisanterie, mais il est tombé plus juste qu’il n’a cru le faire lui-même. »
Emmanuel Kant
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dimanche 1 janvier 2012
dimanche 27 novembre 2011
Il giorno della Schiffterina
Toutes les photos sentimentales sont ridicules. Elles ne seraient pas des photos sentimentales si elles n’étaient pas
ridicules. Mais, finalement, ce sont les gens qui ne font jamais des photos sentimentales qui sont ridicules.
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vendredi 15 juillet 2011
lundi 20 juin 2011
Dansez sur moi
« Moqué par les dragueurs comme étant une prude parade amoureuse, le flirt ne se réduit pas à une stratégie de séduction. Aucun homme n’impose à une femme de flirter avec lui. Il l’y invite. Si elle accepte, alors tous deux, comme pour un tango ou une valse, se plient à des pas, un rythme, des figures qu’ils improvisent aussi selon le lieu, la saison. Dans ce face-à-face, c’est l’homme qui mène la danse, guide sa cavalière et l'entraîne avec douceur et légèreté à se dévoiler davantage. S’il est conduit avec talent, le flirt s'apparente à une maïeutique.»
— Ah ! Que j'aime cette page de Philosophie sentimentale ! Comme les nihilistes balnéaires savent toucher le cœur féminin !
lundi 13 juin 2011
samedi 14 mai 2011
Essai de consolation
La Schiffterina : "S'il vous reste quelques amis, c'est parce que vous ne pouvez pas déplaire à tout le monde..."
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lundi 21 février 2011
Baque haume
S'exiler de l'hiver une petite huitaine de jours, voilà une aliénation bien agréable, et bien brève. "Mais que voulez-vous, dit un personnage de Truffaut dans L'homme qui aimait les femmes, on ne peut tout de même pas faire l'amour tout le temps! C'est bien pour ça qu'on a inventé le travai!".
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samedi 27 novembre 2010
Il giorno della Schiffterina
"Aimer une femme, c'est ne pas admettre la possibilité d'un monde où elle serait absente".
José Ortega y Gasset
mercredi 27 octobre 2010
samedi 3 juillet 2010
Flâneuse de l'onde

Première journée de juillet. La marée monte depuis longtemps. Comme si leur mécanisme s’épuisait, les séries de vagues arrivent mollement. Couchée sur sa planche, la surfeuse a un peu froid. Elle décide de sortir de l’eau. Elle attend l’ultime vague qui la ramènera sur le sable. Une ondulation se dessine. Elle rame dans sa direction. Elle opère un demi-tour, rame de nouveau vivement pour démarrer et se lève. L’onde lui offre son flanc gauche. Peu puissante, elle lui permet quand même de glisser prestement et de goûter à quelques instants de jubilation. Fin de la session.
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