Depuis quelques semaines Alain Finkielkraut répète qu'il a honte, en tant que Juif, de ce qu'Israël(son armée et ses colons) fait subir aux populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie. L'expression publique de pareil sentiment lui vaut la désapprobation véhémente de la part de responsables de «la communauté», comme il l'appelle. D'aucuns, rabbins, propagandistes payés ou bénévoles de Netanyahu, l'accusent de réagir et de parler comme les «ennemis d'Israël». Je m'inquiète un peu pour l'académicien. En 1656, la synagogue d'Amsterdam avait excommunié Spinoza parce que celui-ci avait eu honte de l'humiliation qu'elle avait fait subir à Uriel Da Costa (clic) au nom de la superstition biblique. Finkielkraut sera-t-il banni de «la communauté» pour antisémitisme? Ce qui me rassure, c’est que Finkielkraut n'a rien de Spinoza.