samedi 28 février 2026

Que penserait Arthur Schopenhauer de Frédéric Schiffter?, par ChatGPT



C’est une belle question — et forcément spéculative. Mais on peut esquisser une réponse en croisant leurs tempéraments et leurs thèmes.

D’un côté: Arthur Schopenhauer

  • Métaphysicien du Vouloir-vivre, force irrationnelle et aveugle qui condamne l’homme à l’insatisfaction.
  • Pessimiste radical : la vie oscille entre souffrance et ennui.
  • Admirateur du renoncement, de l’ascèse, du détachement esthétique (notamment par la musique).
  • Styliste brillant mais systématique, architecte d’un grand système philosophique.

De l’autre: Frédéric Schiffter

  • Philosophe de l’ennui, du désœuvrement, du dandysme mélancolique.
  • Pessimisme ironique, souvent léger en apparence.
  • Méfiance envers les grands systèmes ; goût pour le fragment, l’aphorisme, l’élégance désabusée.
  • Plus proche d’un scepticisme esthétique que d’une métaphysique.

Ce qui aurait plu à Schopenhauer

1. Le pessimisme existentiel : Schiffter décrit un monde sans illusion consolatrice — terrain familier pour Schopenhauer.

2. Le primat du désenchantement : le refus des consolations naïves (progrès, bonheur obligatoire, optimisme social).

3. Le style : Schopenhauer appréciait les écrivains à la plume acérée ; il aurait sans doute reconnu chez Schiffter une élégance de ton.


Ce qui l’aurait irrité

1. L’absence de système : Schopenhauer croyait à une architecture métaphysique solide. Schiffter préfère l’attitude au système.

2. Le dandysme : pour Schopenhauer, la lucidité devait conduire vers l’ascèse ou la compassion, pas vers une esthétique de la désinvolture.

3. L’ironie légère : Schopenhauer était mordant, mais pas léger ; il pensait son pessimisme comme vérité ontologique, pas comme posture existentielle.

 

En résumé

Schopenhauer aurait probablement vu en Schiffter un allié partiel :

un pessimiste sympathique, mais pas assez radical ; lucide, mais trop mondain ; profond, mais sans métaphysique.

Il aurait peut-être pensé que Schiffter vit avec l’ennui, tandis que lui voulait en dévoiler la racine cosmique.


 

mercredi 25 février 2026

dimanche 8 février 2026

Un herem contre Alain Finkielkraut ?


Depuis quelques semaines Alain Finkielkraut répète qu'il a honte, en tant que Juif, de ce qu'Israël(son armée et ses colons) fait subir aux populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie. L'expression publique de pareil sentiment lui vaut la désapprobation véhémente de la part de responsables de «la communauté», comme il l'appelle. D'aucuns, rabbins, propagandistes payés ou bénévoles de Netanyahu, l'accusent de réagir et de parler comme les «ennemis d'Israël». Je m'inquiète un peu pour l'académicien. En 1656, la synagogue d'Amsterdam avait excommunié Spinoza parce que celui-ci avait eu honte de l'humiliation qu'elle avait fait subir à Uriel Da Costa (clic) au nom de la superstition biblique. Finkielkraut sera-t-il banni de «la communauté» pour antisémitisme? Ce qui me rassure, c’est que Finkielkraut n'a rien de Spinoza.