Gabriela Manzoni
dimanche 30 juillet 2017
mercredi 26 juillet 2017
samedi 22 juillet 2017
mercredi 19 juillet 2017
jeudi 13 juillet 2017
Marie Fontaine et le Dr Stein
© Jean-Charles Fitoussi
Avril 2015
Après ces 24 heures à Paris, La Schiffterina et moi
avons passé les derniers dix jours d’avril à Grignan pour les besoins du film
de Jean-Charles Fitoussi Cavatine — Vitalium, Valentine ! titre du format 60mn (clic). Nous étions logés dans un gîte campagnard constitué de petits mas séparés les
uns des autres de quelques dizaines de mètres et sans vis-à-vis. Ainsi le matin
et le soir, après le tournage qui s’effectuait au château, nous pouvions jouir
d’une intimité bien méritée. Malgré l’amabilité des personnes de l’équipe, les
techniciens et les acteurs, le travail, avec ces longs moments d’attente, les
recommencements de prises, les problèmes de lumière et de son, finissait par
épuiser mes nerfs et mon seuil de tolérance à la vie sociale. Le personnage que
j’incarne est présent dans chaque séquence ou presque. Je ne savais jamais un
jour à l’avance les textes que j’avais à dire. Jean-Charles les écrivait le
matin même et ne me les confiait que quelques minutes avant de tourner. Il
m’est impossible de passer du fil ordinaire de la vie à la vie jouée sur un
claquement de clap avec l’aisance de l’acteur professionnel. Je cafouille pas
mal. Durant des heures, on m’observe à travers un objectif et on me regarde
interpréter un rôle. Je ne suis pas assez narcissique, ou peut-être le suis-je
trop, pour aimer être au centre d’une attention technique et esthétique. Bizarrement,
tous ceux qui supportent mes bafouillis, mes maladresses, mes trous de mémoire,
trouvent que je m’en tire bien. La Schiffterina, qui joue aussi dans le film Marie Fontaine, la restauratrice du château, mais
avec moins de texte, me dit que ce n’est même pas une composition pour moi tant
les propos cyniques que mon personnage, le Dr William Stein, arrière petit-fils
du Dr Victor Frankenstein, tient sur le monde et les hommes pourraient être les
miens.
© Journées Perdues
à paraître aux éditions SÉGUIER, octobre 2017
Libellés :
cinéma,
Jean-Charles Fitoussi,
la Schiffterina,
Stein
samedi 8 juillet 2017
Le retour du Dr William Stein
© Jean-Charles Fitoussi
Décidé à changer de vie, le comte
de Servadac fait don à la médecine avant-gardiste de William Stein
(arrière-petit-fils de Victor Frankenstein) de chacun des membres de sa famille
dûment empoisonnés à cet effet ainsi que de son château et son personnel. Une
occasion pour Stein de procéder à la première greffe de neurones artificiels
sur des cadavres humains. Les anciens occupants du château des siècles
précédents se mettent à revivre dans la Drôme contemporaine. Ou quand le délirant
défie le terrifiant.
Un film de Jean-Charles Fitoussi
avec
Frédéric Schiffter, Françoise Forget, Guillaume Leingre, Serge Reboul, Jacqueline Queneau,
Guillaume Gallienne, Xavier Bonnet, Valentine Bois, Christelle Piccarreta,
Emmanuel Lefaufre, David Brouzet.
Fiction - France 2016 - 59 et
115 minutes
mercredi 5 juillet 2017
jeudi 29 juin 2017
lundi 26 juin 2017
jeudi 22 juin 2017
samedi 17 juin 2017
mardi 30 mai 2017
vendredi 26 mai 2017
mercredi 17 mai 2017
mardi 9 mai 2017
Otium cum litteris — III
J’ai reçu la revue Grand Trouble conçue et publiée aux Cahiers dessinés par mon ami
Frédéric Pajak. On y découvre ou retrouve des photographes, des peintres, des
dessinateurs qui font partie de sa bande ou de son club de cœur. On y lira le
passionnant entretien donné par le cinéaste Habbas Fahdel — auteur du film Homeland-Irak, année zéro. On s’arrêtera
aussi sur des articles aux thèmes variés. Pajak signe un pamphlet contre le
snobisme moderniste de la fin de la peinture, Michel Thévoz évoque les liens
qui relient l’art, l’argent et la mort, Patrick Declerck fait l’éloge des
clochards, Philippe Garnier se livre à une phénoménologie du bâillement,
Matthieu Gounelle conte la mélancolie des météorites, Delfeil de Ton met en
scène les clowns Palomar et Zigomar, Jacques Roman se rappelle les paires de
chaussures de sa vie, Julie Bouvard rend hommage à Gogol, Jean-Paul Demoule se
demande si nos déchets actuels ne seront pas des trésors demain, Jean-Baptiste
Harang explicite le mot «trouble», Christophe Diard parle de l’exil de
Gombrowitz, Michael Stokes disserte sur l’assourdissement, Jacques Vallet
présente le peintre torturé Uroch Tochkovitch. Quant à moi, je confesse ma
nostalgie de l’âge d’or de la soumission — de ce temps où les arabo-musulmans
civilisaient le monde occidental judéo-chrétien. Grand Trouble se présente comme une publication de belle facture,
très intellectuelle, très artistique, très raffinée. On peut l’acheter en
librairie ou à l’occasion du vernissage public qui aura lieu le 11 mai à la
Halle Saint-Pierre — 2, rue Ronsard à Paris dans le 18e
arrondissement. L’exposition des œuvres originales, photographies, dessins et
tableaux, durera jusqu’au 30 juillet 2017. (CLIC)
Inscription à :
Articles (Atom)














