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dimanche 29 août 2021

Le bel été


Quand le Pays basque veut montrer ce qu’est le bel été, il s’applique. Du soleil mais pas de canicule. Un petit clapot mais la houle reste calme. Du bleu et du turquoise en haut et en bas du décor. Vers 13h, j’ai quitté la plage de la Côte des Basques où se tenait une compétition d'exhibition fessière à laquelle participaient toutes les vacancières. Visages et derrières féminins sans masques. Sur ma Vespa, je me suis propulsé vers la Chambre d'amour. La même compétition s'y déroulait. Un sport charmant. Puis j’ai pris place à une terrasse pour déjeuner. J'avais oublié le laisser-passer (que je n'ai pas). Le restaurateur omit aussi de me le demander. Le beau temps rend distrait. Pas le moindre gendarme. Anglet, heureux territoire perdu de la république sanitaire où le vivre ensemble entre vaccinés et irresponsables va de soi.


 

mercredi 12 septembre 2018

Lisez-moi, y a qu'ça qui m'intéresse...

Comme j’accepte de bon cœur les éloges qui me sont destinés — même s’ils sont sincères, comme disait Jules Barbey d’Aurevilly —, voici ceux de Cyril de la librairie Sauramps de Montpellier.

"Journées perdues
Journal littéraire d’un «philosophe sans qualités» (comme l’auteur se présente lui-même). Une merveille d’écriture d’un dandysme mordant et éclairé, illuminée par le soleil Basque.
Frédéric Schiffter, bikiniste convaincu et convainquant, nous promène doucement sur les rivages acérés de sa pensée."

mercredi 19 août 2015

Conte d'été


La raison pour laquelle vous ne verrez jamais Arnaud Le Guern en vacances dans une station de ski, tient à son goût pour les espadrilles. Qui dit espadrilles dit poésie d’un été, au bord d’un lac ou d’une plage du bout de la terre, avec une fiancée que l’obsédé amoureux défait le soir de ses dessous chics après l’avoir contemplée en bikini sous le soleil matinal. Qui dit fiancée dit ressemblance avec une actrice des années soixante-dix. Qui dit actrice de ces années-là, dit nostalgie d’un monde que Le Guern n’a pas connu mais exploré à travers le cinéma de Chabrol, de Sautet, de Gégauff. Qui dit monde d’avant dit monde d’après, celui de son enfance et de son adolescence encore présentes dans des lieux et des paysages qu’il retrouve, justement, à la saison des espadrilles. Si Arnaud Le Guern musarde dans le passé et le présent avec des semelles de corde, ce n’est pas par coquetterie, mais pour narguer l’avenir qui abîmera les êtres chers — échapper, dit-il, «au lourd défilé des jours froids». Un stoïcisme chic. Adieu aux espadrilles ou le roman d’un de ces étés plein de silences et de voluptés condamnés à s’éloigner dans une représentation. Le memento stylé qui rappelle aux amants de prendre garde à la douceur de leurs baisers.