Affichage des articles dont le libellé est civilisation et barbarie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est civilisation et barbarie. Afficher tous les articles

lundi 25 mai 2015

De la mission évangélique de Daesh — 3


«En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l'Église. De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d'être séparés de l'Église par l'excommunication, mais aussi d'être retranchés du monde par la mort. En effet, il est beaucoup plus grave de corrompre la foi qui assure la vie de l'âme que de falsifier la monnaie qui sert à la vie temporelle. Par conséquent, si les faux monnayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien davantage les hérétiques, aussitôt qu'ils sont convaincus d'hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort. »

Saint Thomas
Somme Théologique IIa IIae
Question 11, article 3



vendredi 25 juillet 2014

De la guerre


À nos yeux, un palestinien et un israélien de qualité sont des hommes qui, respectivement, ne cautionnent ni les provocations belliqueuses du Hamas, ni les exactions de Tsahal. Ces hommes, nous le supposons, doivent se trouver du côté de l’Autorité palestinienne et de la gauche israélienne. Sauf que leurs partis sont impuissants à calmer l’hybris ou l’ivresse du carnage qui anime les faucons du Likoud et les djihadistes du Hamas — Hamas qui fut au départ, nous le rappelons, un groupuscule soutenu par Israël pour affaiblir le Fatah. Nous ne croyons pas à une paix diplomatique. La paix n’est qu’un armistice qui s’obtient soit quand une armée écrase l’armée ennemie, soit quand le rapport des forces de destruction réciproque s’équilibre : quand les deux camps, après la montée aux extrêmes — comme dit Clausewitz —, se rendent compte qu’il serait plus dommageable que profitable pour chacun d’eux d’aller plus loin dans le conflit. Pour l’heure le rapport de forces entre Tsahal et le Hamas est de l’ordre de mille contre un. Nous notons toutefois que cette dernière organisation a fait des progrès sur le plan militaire et tactique. En causant des dégâts et des pertes humaines dans les rangs de l’armée israélienne, elle oblige celle-ci à une sorte de guerre totale qui touche davantage les civils que des combattants, ce qui, bien entendu, suscite la réprobation de l’opinion internationale. C’est un piège que les stratèges de Tsahal n’ont pu éviter et le Hamas peut considérer qu’il a remporté là une victoire. Certes, ce parti n’attend pas que des intellectuels le soutiennent en Occident, comme des idiots utiles, selon l’expression de Lénine, soutiennent Israël. Son but est que l’on perçoive sa capacité de nuisance comme pouvant être égale à celle du Hezbollah ou d’autres milices djihadistes au Levant. De même que le président Bush Jr. a favorisé les succès militaires des mahométans en Irak, le Hamas compte sur Netanyahou pour qu’il lui ouvre les avenues non d’un Etat laïc tel que le souhaitait Yasser Arafat, mais d’un émirat islamique en Palestine. 


lundi 30 juin 2014

À bas la France, bien sûr


Nous souhaitons bien entendu la défaite de l'équipe de France car nous nous réjouirons alors de la mine consternée de ses supportères, des journalistes sportifs et de tous les imbéciles (les têtes plates de bistrot, et, à présent, de plus en plus de bonnes femmes) qui se passionnent en France pour le foutebale, cette névrose planétaire. Nous ne pourrons cacher non plus notre satisfaction d'entendre ces dysphasiques de joueurs, aussi laids que stupides, trouver des justifications à leur déroute face à des Nègres tout aussi clownesques, n'ayant, quant à eux, rien retenu de la révolte de leurs ancêtres, la reniant même, pour participer à ces jeux du cirque organisés par les maîtres du monde blancs.

mercredi 24 juillet 2013

Ad usum mei — 20


Pour les ennemis de la solitude, du silence et de l’ennui, c’est toujours une aubaine quand une ville célèbre ses fêtes. Quatre jours durant, le grégarisme, le boucan et la vulgarité, revêtus de l'uniforme blanc et rouge, régneront sans partage et ad libitum sur Bayonne. Les ruelles du quartier le plus populeux changeront de nom. La rue Pannecau deviendra rue du Pissat, celle des Cordeliers rue du Vomi, la place Saint-André place des Miasmes. Les quais de la Nive, de l’Adour, les remparts, seront les lieux recherchés des rixes, des viols et des comas éthyliques. L’intérêt est que, pendant cette parenthèse dionysiaque et conviviale, les plages et les vagues verront une baisse sensible de fréquentation. L’abrutissement de la foule en liesse fait parfois la félicité du petit nombre des cœurs mélancoliques et balnéaires.