La raison pour laquelle vous ne verrez jamais Arnaud
Le Guern en vacances dans une station de ski, tient à son goût pour les espadrilles.
Qui dit espadrilles dit poésie d’un été, au bord d’un lac ou d’une plage du
bout de la terre, avec une fiancée que l’obsédé amoureux défait le soir de ses dessous
chics après l’avoir contemplée en bikini sous le soleil matinal. Qui dit
fiancée dit ressemblance avec une actrice des années soixante-dix. Qui dit actrice
de ces années-là, dit nostalgie d’un monde que Le Guern n’a pas connu mais exploré
à travers le cinéma de Chabrol, de Sautet, de Gégauff. Qui dit monde d’avant dit monde d’après, celui de son enfance
et de son adolescence encore présentes dans des lieux et des paysages qu’il
retrouve, justement, à la saison des espadrilles. Si Arnaud Le Guern musarde
dans le passé et le présent avec des semelles de corde, ce n’est pas par
coquetterie, mais pour narguer l’avenir qui abîmera les êtres chers — échapper,
dit-il, «au lourd défilé des jours froids».
Un stoïcisme chic. Adieu aux espadrilles ou
le roman d’un de ces étés plein de silences et de voluptés condamnés à
s’éloigner dans une représentation. Le memento
stylé qui rappelle aux amants de prendre garde à la douceur de leurs
baisers.
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mercredi 19 août 2015
lundi 16 septembre 2013
Invitation
Chers amis en villégiature à Biarritz,
Vendredi prochain, le 20 septembre, dans l'après-midi, vous prendrez un verre à l’Hôtel
du Palais. Vers 17H30, il sera temps de regagner sans vous presser la promenade de la Grande Plage et d'y flâner en direction du rocher du
Basta. Il fera soleil. Vous pourrez admirer des surfeurs évoluer sur une houle
de nord-ouest(taille: un mètre en hausse). À la terrasse de Dodin, vous tournerez à gauche. Vous traverserez
le boulevard du Général De Gaulle. Vous rejoindrez la rue Gardères. Vous vous arrêterez à la
hauteur du Bookstore. Comme vous aurez le temps,vous y entrerez et demanderez à Inès, Christelle ou Aurélia, l’une
des trois grâces de la librairie, le dernier livre drôle et émouvant de l’ami
Dominique Noguez Une année qui commence bien (Flammarion). En sortant, vous traverserez
prudemment l’avenue Edouard VII. Interdiction de lever les yeux sur la vitrine
de la maison Henriet. Il suffit de regarder le chocolat — en vente
libre !— pour sombrer aussitôt dans une incurable dépendance. Vous remonterez l’avenue de
Verdun sur deux ou trois cents mètres. À droite, à l’angle de la
rue Ambroise Paré, vous apercevrez l’élégante médiathèque de Biarritz. Vous en
pousserez les portes. Vous demanderez où se trouve la salle des conférences. Je vous y
attendrai. Il sera 18h00. Nous pourrons alors deviser du charme des penseurs tristes.
vendredi 4 janvier 2013
"LA BEAUTÉ, UNE ÉDUCATION ESTHÉTIQUE", le livre que l'on feuillette sur un canapé tout en flirtant
Photographie de Claude Nori
… et dont on pourra écouter l'auteur, demain de 17h à 18h, sur FRANCE INTER, lors de l'émission d'Emmanuel Khérad "La Librairie francophone".
mercredi 14 novembre 2012
Cool summer memory
Guéthary - Juillet 2012
F.S.: Dis, Frédéric. Pourquoi lire? Pourquoi écrire?
F.B.: Je lis pour passer le temps et j'écris pour le retenir.
Libellés :
amitié,
divertissement,
Guéthary,
littérature balnéaire,
nihilisme et bronzage
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