Hier, comme prévu, j’ai dédicacé mon Dictionnaire chic. À cause d’une panne
d’électricité, la séance n’a pas eu lieu au Bookstore, mais juste en face, de
l’autre côté de l’avenue, au premier étage d’un petit restaurant: le Sésame. Il
est venu du monde, comme on dit. J’ai improvisé une causerie qui tourna assez
vite en une conversation aimable et détendue. L’ami Tristan, que je croyais à
Paris, apparut par surprise. Ce fut un moment agréable. En rentrant chez moi,
je songeai combien il est étrange que des gens se déplacent pour venir papoter avec un type comme moi qui se croit tellement seul quand il prend la déposition
de ses humeurs. À ces occasions, je veux parler des séances de signature, j’apprends
même que j’ai des lecteurs fidèles. En me lisant, des anonymes me connaissent
davantage que je ne les connaîtrai jamais. La littérature impose un commerce
des âmes inégalitaire. Ce samedi soir, cependant, j’ai reçu une belle leçon
d’humilité. Je ne suis pas si incompris que je me plais à le croire.
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dimanche 16 novembre 2014
vendredi 6 juin 2014
Session de dédicaces
Fan club de lectrices
Demain,
samedi 7 juin, à 11H, la librairie Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz nous
accueillera pour que nous y dédicacions notre Petite philosophie du surf, publiée par les bons soins des éditions
ATLANTICA. Ensuite, comme ce sera un temps béni, nous serons sur les plages.
vendredi 30 mai 2014
NOTRE PETITE PHILOSOPHIE DU SURF DANS SON NOUVEAU BIKINI
(Isabelle Nori pour la photographie de couverture)
"Une vague
ne se cache pas pour mourir. Elle aime disparaître sous le regard des hommes. À
l’approche du rivage dont elle monte la pente sablonneuse ou rocheuse, elle se
cabre pour exécuter une dernière pantomime menaçante. Puis, épuisée, elle
s’effondre dans un fracas sourd qui se prolonge en un long grondement de ruines
pulvérisées et bouillonnantes. Quand elle n’est plus qu’un flot blanchâtre,
elle stagne en mousse collante au flanc d’une falaise, ou, si elle échoue sur
une plage, le sable l’engloutit. Son âme s’évapore dans une vapeur d’embruns
qui se déposent sur le visage des badauds. Parfois, ils pénètrent une poitrine.
C’est dans le cœur d’un mortel qu’une vague, alors, rend son dernier souffle.
La mélancolie est son ultime avatar."
Petite Philosophie du Surf
Éditions ATLANTICA
Libellés :
creux de la vague,
mélancolie balnéaire,
surf
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