Itxasu
Affichage des articles dont le libellé est belle aimée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est belle aimée. Afficher tous les articles
vendredi 27 novembre 2020
mercredi 27 novembre 2019
mardi 8 mai 2018
Incipit sans suite — 16
Elle
en voulait à ses parents de l’avoir fait naître en novembre, le mois où son
anniversaire coïnciderait avec l’interminable disparition de l’été.
Libellés :
belle aimée,
La schiffterina avant la Schiffterina,
roman avorté
mercredi 21 mars 2018
lundi 27 novembre 2017
vendredi 27 novembre 2015
dimanche 8 mars 2015
jeudi 27 novembre 2014
Il giorno della Schiffterina
Photographie © Isabelle Nori
(Juillet 2014)
«[…]Je sais que ce qui me
bouleversa chez Françoise. C’était sa façon de se débattre, belle, mélancolique
et souriante dans la solitude, au milieu de gravats d’espérances. Pour la
consoler, j’essayai de la convaincre qu’il lui faudrait désormais ne se donner qu'à
elle-même et se prêter aux autres, à commencer par moi, trop prosaïque
pour faire rimer «amour» avec «toujours», pas assez philosophe pour dire « être »
au lieu de «peut-être».[…] »
Le Plafond de Montaigne
Libellés :
belle aimée,
la Schiffterina,
no se puede vivir sin amar
dimanche 27 novembre 2011
Il giorno della Schiffterina
Toutes les photos sentimentales sont ridicules. Elles ne seraient pas des photos sentimentales si elles n’étaient pas
ridicules. Mais, finalement, ce sont les gens qui ne font jamais des photos sentimentales qui sont ridicules.
Libellés :
belle aimée,
Biarritz,
flâneuse,
la Schiffterina
vendredi 15 juillet 2011
lundi 20 juin 2011
Dansez sur moi
« Moqué par les dragueurs comme étant une prude parade amoureuse, le flirt ne se réduit pas à une stratégie de séduction. Aucun homme n’impose à une femme de flirter avec lui. Il l’y invite. Si elle accepte, alors tous deux, comme pour un tango ou une valse, se plient à des pas, un rythme, des figures qu’ils improvisent aussi selon le lieu, la saison. Dans ce face-à-face, c’est l’homme qui mène la danse, guide sa cavalière et l'entraîne avec douceur et légèreté à se dévoiler davantage. S’il est conduit avec talent, le flirt s'apparente à une maïeutique.»
— Ah ! Que j'aime cette page de Philosophie sentimentale ! Comme les nihilistes balnéaires savent toucher le cœur féminin !
samedi 11 juin 2011
No se puede vivir sin amar — 7
"Toute relation amoureuse comporte trois stades qui se confondent insensiblement : dans le premier, on est heureux ensemble, même dans le silence; dans le second, on s'ennuie en silence; et, dans le troisième, ce silence s'interpose entre les amants comme un ennemi pernicieux."
La transparence impossible
samedi 14 mai 2011
Essai de consolation
La Schiffterina : "S'il vous reste quelques amis, c'est parce que vous ne pouvez pas déplaire à tout le monde..."
Libellés :
aphorisme,
belle aimée,
flâneuse
dimanche 6 mars 2011
Le choix des plats
"Notez que je n'ai rien contre la philosophie, mais franchement, là, sur le coup de midi, je préfère me taper la cloche."
Clément Rosset
Libellés :
belle aimée,
philosophie
lundi 21 février 2011
Baque haume
S'exiler de l'hiver une petite huitaine de jours, voilà une aliénation bien agréable, et bien brève. "Mais que voulez-vous, dit un personnage de Truffaut dans L'homme qui aimait les femmes, on ne peut tout de même pas faire l'amour tout le temps! C'est bien pour ça qu'on a inventé le travai!".
Libellés :
belle aimée,
cinéma,
civilisation et barbarie,
fesses,
flâneuse,
sieste,
supériorité de l'ennui
jeudi 30 décembre 2010
Les bonnes femmes — 3.
"Les femmes, il faut les aimer ou les comprendre, mais on ne peut faire les deux."
Nicolas de Chamfort
Libellés :
belle aimée,
homme sentimental,
séduction
samedi 27 novembre 2010
Il giorno della Schiffterina
"Aimer une femme, c'est ne pas admettre la possibilité d'un monde où elle serait absente".
José Ortega y Gasset
mardi 31 août 2010
Surprise
«C’est quand on les saisit par derrière que les seins donnent la sensation d’être plus volumineux. Quand on les surprend ainsi et qu’on les presse, on devine leur aspiration, on les sent tirer, tirer en avant, s’échapper, se tendre, saillir. C’est seulement ainsi, en les prenant par derrière qu’on les confond, qu’on les devine : car, sans même le vouloir, quand ils sont surpris de face, ils se rétractent un peu, se retirent dans leur coquille, se blottissent… Oh, cette chasse défendue qui consiste à les saisir tout à coup par derrière! Comme ils se livrent, pareils à une femme à qui on met par surprise les deux mains sur les yeux! Ils croient que c’est l’Idéal qui les saisit ainsi, et ils se dilatent de plaisir.»
Ramón Gómez de la Serna
Seins
Seins
Libellés :
aphorisme,
belle aimée,
Jeunes filles
dimanche 8 août 2010
L'amitié du drapeau noir
Si je tire fierté d'être l'essayiste le moins lu de France, c'est parce que je suis aussi l'un des mieux lus. La preuve. Voici ce que Arnaud Le Guern — l'auteur du beau roman Du soufre au cœur, fils de Serge Gainsbourg et de Françoise Sagan, "obsédé amoureux", pirate ami des naufragés et qui soulage son dégoût que lui inspire l’immonde environnant par des baisers volés aux jeunes filles, par des heures de lecture et d’écriture, par des cuites entre amis en hommage au monde d’avant —, voici ce que Arnaud Le Guern, donc, écrit sur mon compte dans le magazine Causeur de juillet-août 2010:
"Pour les vieux adolescents ayant abandonné le sport, le surf a longtemps évoqué une chanson des Beach Boys, les nombreux visionnages de Point Break - Extrême limite de Kathryn Bigelow - avec le regretté Patrick Swayze en dirty danseur des spots et des braquages - et les apparitions de Kelly Slater dans Alerte à Malibu.
C'était peu de choses mais ça esquissait une certaine idée de la grâce et de l'été : des mélodies légères, le soleil qui se lève, qui se couche sur la mer, des jeunes filles aux cheveux mouillés, à la peau salée, que Claude Nori aurait pu photographier sur les plages d'Italie. La Petite philosophie du surf de Frédéric Schiffter prolonge le plaisir de ces impressions. Dès les premiers mots, c'est une invitation à la musarderie : "A celle qui m'a jeté dans le creux de la vague". Une phrase plein coeur, de celles que Schiffter cisèle comme personne et qui, recueillies dans de minces volumes – lire Traité du cafard et Délectations moroses -, font de la mélancolie un éclat de beauté à la boutonnière de nos vies.
L'immonde réenchanté
“Philosophe sans qualités” et “penseur de charme”, Schiffter est un réenchanteur triste de l'immonde. L'inverse de Michel Onfray, peine-à-jouir boursouflé de l'autopromotion de ses névroses. Dilettante classieux, Schiffter pose son regard sur les temps où nous vivons, se souvient de Montaigne, de Wilde, de Chamfort et jette ses fulgurances à la gueule du désastre en cours. Dans Petite philosophie du surf : “Les cartes postales colorent l'ennui et offrent aux humains une image rassurante de leur dérisoire présence dans l'univers.”; “La vague est la fille d'un océan tourmenté par une dépression.”; ou encore : “Une vague ne se cache pas pour mourir. Elle aime disparaître sous le regard des hommes.”
Dans la tourmente des flots, Schiffter quête la beauté que portent quelques héros, quelques héroïnes. Les héros s'appellent Mickey Dora, dit the Cat, Greg Noll, dit the Bull, Gerry Lopez pour qui “Le surf nous apprend à affronter la vie”, Tom Curren, Jeff Clark ou Mark Foo, “un des grands riders de Waimea, [qui] meurt noyé dans les remous de gravats liquides au pied des falaises de Mavericks.” Les héroïnes ? C'est du côté de ses braconnages sur le ouèbe que Schiffter dessine la jolie silhouette d'une “flâneuse de l'onde”: "Première journée de juillet. La marée monte depuis longtemps. Comme si leur mécanisme s’épuisait, les séries de vagues arrivent mollement. Couchée sur sa planche, la surfeuse a un peu froid. Elle décide de sortir de l’eau. Elle attend l’ultime vague qui la ramènera sur le sable. Une ondulation se dessine. Elle rame dans sa direction. Elle opère un demi-tour, rame de nouveau vivement pour démarrer et se lève. L’onde lui offre son flanc gauche. Peu puissante, elle lui permet quand même de glisser prestement et de goûter à quelques instants de jubilation. Fin de la session."
Petite philosophie du surf est un livre à glisser dans la poche intérieure d'une veste en lin blanc et à lire, à l'ombre d'une terrasse, face à l'océan, une lucky strike ou une winston bleue comme le ciel aux lèvres, un verre de vin blanc devant soi."
C'était peu de choses mais ça esquissait une certaine idée de la grâce et de l'été : des mélodies légères, le soleil qui se lève, qui se couche sur la mer, des jeunes filles aux cheveux mouillés, à la peau salée, que Claude Nori aurait pu photographier sur les plages d'Italie. La Petite philosophie du surf de Frédéric Schiffter prolonge le plaisir de ces impressions. Dès les premiers mots, c'est une invitation à la musarderie : "A celle qui m'a jeté dans le creux de la vague". Une phrase plein coeur, de celles que Schiffter cisèle comme personne et qui, recueillies dans de minces volumes – lire Traité du cafard et Délectations moroses -, font de la mélancolie un éclat de beauté à la boutonnière de nos vies.
L'immonde réenchanté
“Philosophe sans qualités” et “penseur de charme”, Schiffter est un réenchanteur triste de l'immonde. L'inverse de Michel Onfray, peine-à-jouir boursouflé de l'autopromotion de ses névroses. Dilettante classieux, Schiffter pose son regard sur les temps où nous vivons, se souvient de Montaigne, de Wilde, de Chamfort et jette ses fulgurances à la gueule du désastre en cours. Dans Petite philosophie du surf : “Les cartes postales colorent l'ennui et offrent aux humains une image rassurante de leur dérisoire présence dans l'univers.”; “La vague est la fille d'un océan tourmenté par une dépression.”; ou encore : “Une vague ne se cache pas pour mourir. Elle aime disparaître sous le regard des hommes.”
Dans la tourmente des flots, Schiffter quête la beauté que portent quelques héros, quelques héroïnes. Les héros s'appellent Mickey Dora, dit the Cat, Greg Noll, dit the Bull, Gerry Lopez pour qui “Le surf nous apprend à affronter la vie”, Tom Curren, Jeff Clark ou Mark Foo, “un des grands riders de Waimea, [qui] meurt noyé dans les remous de gravats liquides au pied des falaises de Mavericks.” Les héroïnes ? C'est du côté de ses braconnages sur le ouèbe que Schiffter dessine la jolie silhouette d'une “flâneuse de l'onde”: "Première journée de juillet. La marée monte depuis longtemps. Comme si leur mécanisme s’épuisait, les séries de vagues arrivent mollement. Couchée sur sa planche, la surfeuse a un peu froid. Elle décide de sortir de l’eau. Elle attend l’ultime vague qui la ramènera sur le sable. Une ondulation se dessine. Elle rame dans sa direction. Elle opère un demi-tour, rame de nouveau vivement pour démarrer et se lève. L’onde lui offre son flanc gauche. Peu puissante, elle lui permet quand même de glisser prestement et de goûter à quelques instants de jubilation. Fin de la session."
Petite philosophie du surf est un livre à glisser dans la poche intérieure d'une veste en lin blanc et à lire, à l'ombre d'une terrasse, face à l'océan, une lucky strike ou une winston bleue comme le ciel aux lèvres, un verre de vin blanc devant soi."
samedi 3 juillet 2010
Flâneuse de l'onde

Première journée de juillet. La marée monte depuis longtemps. Comme si leur mécanisme s’épuisait, les séries de vagues arrivent mollement. Couchée sur sa planche, la surfeuse a un peu froid. Elle décide de sortir de l’eau. Elle attend l’ultime vague qui la ramènera sur le sable. Une ondulation se dessine. Elle rame dans sa direction. Elle opère un demi-tour, rame de nouveau vivement pour démarrer et se lève. L’onde lui offre son flanc gauche. Peu puissante, elle lui permet quand même de glisser prestement et de goûter à quelques instants de jubilation. Fin de la session.
Libellés :
belle aimée,
Communisme balnéaire,
flâneuse,
surf
Inscription à :
Articles (Atom)














