jeudi 14 octobre 2010

No se puede vivir sin amar — 1


«En amour, une querelle se termine rarement par une vraie paix ; ce n’est le plus souvent qu’un cessez-le-feu durant lequel les ennemis se laissent le temps d’enterrer leurs morts. Mais dès que les hostilités reprennent, ils exhument aussitôt les cadavres et poursuivent la bataille dans les effluves de décomposition.»

Arthur Schnitzler

15 commentaires:

  1. Les amants qui se déchirent se donnent souvent des airs de vautours, la "vie des animaux" est amusante.

    Bien à vous.

    Philippe Chauché

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  2. « Le commerce des hommes avec les femmes ressemble à celui que les Européens font dans L’inde : c’est un commerce guerrier » Chamfort

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  3. Je ne suis pas forcément d'accord avec cette notion de "fausse paix". En effet les rapports se transforme et ne sont plus les mêmes. Pourquoi ? Car la somme des émotions vécues à plusieurs s'arrête subitement. Cette moitié de perdu est un déchirement émotionnel, comme si on sevré un drogué à l'héroïne totalement dépendant. Donc pour conclure je dirais que ce n'est pas une "fausse paix" mais plutôt une évolution.

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  4. Comme un sursis, et en cas de récidive, la double peine.. Mais n'est-ce pas déjà parce que l'on ne s'aime plus ?

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  5. Peut-on vraiment concevoir la paix autrement qu' en termes de "cessez-le-feu" ?

    J'ai pour ma part un peu de mal avec l'idée d'une "vraie paix".

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  6. Nul besoin de ne plus s'aimer pour se déchirer, Corinne. Proust : "L'amour est une torture réciproque". Ou Gainsbourg : "Dans un couple il y en a toujours un qui souffre et l'autre qui s'ennuie". J'ajoute : le plus à plaindre n'est pas celui qu'on imagine....

    Une vraie paix, Vincent ? Aussi crédible, en effet, qu'une guerre propre.

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  7. @ Frédéric et Vincent

    On pourrait presque imaginer un "projet de paix perpétuelle" appliqué à l'amour, qui prendrait tout son sens le jour où les humains, ressemblant enfin aux Struldbruggs des Voyages de Gulliver - grâce aux bienfaits de la science, en laquelle ils adorent croire quand "elle" leur promet autant, sinon plus, que les utopies - , n'auraient plus la possibilité de désirer.
    - Honte à moi, le thème ferait presque penser à du Wellbeck.

    Presque, car l'imagination serait assez faible, ou ridiculement esthétisante, si elle refusait de tenir compte du caractère querelleur et vétilleux qui paraît souvent s'accentuer avec le grand âge.

    Télémaque

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  8. Celui qui souffre est encore vivant !

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  9. Aucune objection a ma reaction ?

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  10. C'est pourquoi, chère Corinne, celui qui s'ennuie est le plus à plaindre. Nous sommes d'accord.

    Cher Élie, un amour, si tout va bien, évolue vers la guerre sentimentale.

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  11. Peut-être la différence entre les guerres d'amour n'est pas si illusoire que celle entre les guerres militaires. Ou peut-être la variété est toujours celle de la souffrance - mais ce n'est pas la même souffrance et pas la même joie.

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  12. Dans cette guerre, très souvent le plus faible l'emporte sur le plus fort, le moins doué sur le plus talentueux, le placide sur le passionné, l'eau finit par eteindre le feu

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  13. ..et le soufre pour ranimer la flamme que l'on sent faiblir

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  14. Dans une bataille j'aime l'idée d'être la lanceuse de couteaux, si je le touche il s'en va, si j'en fais le tour il reste.

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  15. moralité : que serait un amour heureux si ce n'est un ennui à 2 !

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