dimanche 14 novembre 2010

Pessimisme balnéaire et mondanités

Biarritz, ce dimanche 14 novembre 2010, 17 h. La pluie pèse de tout son poids sur le soir pour qu'il tombe encore plus tôt. Je repense à la journée de mardi — à ce prix Décembre réputé chic et bien doté qu’une douzaine de personnes qui ne me connaissait pas personnellement — sauf l'une d'entre elles que je vois l’été à Guéthary — m’a décerné. En déjeunant avec les membres du jury dans la salle de restaurant véhipé du Lutétia, je me faisais l’effet d’être un cousin lointain invité à la table d’une famille divisée par des intérêts divergents, sans doute, mais liée par des activités communes. Tout le monde se tutoyait, riait, trinquait. J’avais du mal à penser que j’étais la cause d’une pareille bonne humeur. Gagné moi-même peu à peu par l’ambiance, je compris quelle était la finalité première d’un prix littéraire : se réunir entre gens d’une même profession et, toutes vanités et animosités rangées au vestiaire, se taper la cloche dans un palace parisien grâce à la générosité d’un mécène. Une fête de comité d’entreprise, en quelque sorte, plus mondaine et peuplée de belles femmes.