dimanche 1 mai 2011

Lettre à Lucille



Pouvez-vous me parler d’un mortel, très chère Lucille, qui accorde du prix au temps, qui reconnaisse la valeur d’une journée, qui comprenne qu’il meurt chaque jour ? Notre erreur est de voir la mort devant nous. La partie de la vie qui est derrière nous appartient à la mort. Faites donc, ma jeune amie, ce que vous me dites dans votre billet : saisissez-vous de chaque heure. Ainsi vous vous serez emparé du jour présent. On remet la vie à plus tard, pendant ce temps elle s’enfuit.