samedi 6 septembre 2014

Courte adresse du Marquis de Sade à Michel Onfray, commissaire du peuple chargé de propager la pensée de la gentillesse




«Ma façon de penser, dites-vous, ne peut être approuvée. Eh, que m'importe! Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres! Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions; elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer; je le serais, que je ne le ferais pas. Cette façon de penser que vous blâmez fait l'unique consolation de ma vie; elle allège toutes mes peines en prison et j'y tiens plus qu'à la vie. Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.»

D. A. F. de Sade (Novembre 1783)

53 commentaires:

  1. "Bien fou celui qui adopte une façon de pensée pour les autres". Ça s'adresse parfaitement à Onfray.

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  2. Merci Frédéric et Bravo au Marquis !
    A.

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  3. De plus ce cuistre a sévi tout l'été sur france culture , très content d'une heure le matin , ils nous ont resservi le mauvais bouillon le soir ! Depuis je ne m'approche plus de la TSF .

    Le Vieux comme vous dites est de bien meilleure compagnie .
    M B

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  4. "L'homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête". Pensées- Pascal.

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  5. "C'est vrai ça ! Pourquoi chercher à convaincre autrui de ce qu'on a raison ? Moi je me satisfais très bien d'avoir tort !"

    Ces mots, je les ai chez moi placés dans la bouche d'un bouffon, d'un faire-valoir. Et à mon faire-valoir, ce bouffon voici ce que je lui ai répondu :

    "Si l’on doit parler, ce n’est pas pour plaire à autrui bien sûr, c’est d’abord pour se plaire à soi-même, parce qu’on a des valeurs. Or, avoir des valeurs, c’est défendre une cause noble. Quelle cause est plus noble que celle de la Vérité ? Et peut-on se dire homme de valeur lorsqu'on défend la cause ignoble du mensonge ? Si je parle, c’est parce que je me sens obligé, au nom de mes valeurs, de défendre la Vérité. Si je parle, c’est parce que je suis bien persuadé d’avoir raison. D’ailleurs, persuadé n’est pas un bon mot. Je ne suis pas persuadé au sens où il s’agirait d’une croyance. J’ai raison : c’est un fait. Quand on a raison, c'est toujours un fait. Et c’est parce que c’est un fait que c’est démontrable, et c’est parce que c’est démontrable que je m’attache à le démontrer. Voilà, j’ose le dire : je parle parce que j’ai raison. Et si je croyais que j’avais tort, ou si vous parveniez à me prouver que j’ai tort, je ne parlerais plus."

    A quoi mon bouffon a répondu encore une fois (mon bouffon est en boucle, il n'a pas besoin de penser, ça pense "tout seul" dans sa tête) :

    "Pourquoi les gens cherchent-ils toujours à avoir raison ? Que m’importe à moi si j’ai tort ? Je m’en porte fort bien !"

    Alors, j'ai tenté d'expliquer à mon bouffon (en paraphrasant BLAISE PASCAL) que c’était faux, que personne ne parlait jamais pour avoir tort et que si les hommes n’avaient aucune prétention à la vérité, ils ne parleraient tout simplement pas, ils n’auraient même jamais développé l’usage de la parole… mais comme c'était un bouffon, bien-évidemment il n'a pas écouté. De toute façon, il n'était pas vraiment à la hauteur d'un tel débat.

    ***

    Vos critiques, et vos emplois dévoyés des auteurs... Mon Dieu ! BLAISE PASCAL, lui qui était si sage, si pieux, si souffrant et qui avait enraciné son amour de Dieu et de la Vérité dans sa souffrance ! S'il voyait ce que les cuistres d'aujourd'hui, comme en sont par excellence les commentateurs d'ici, font avec ses Pensées, des douleurs nouvelles l'arracheraient sans doute au royaume des morts...

    Vos critiques d'ONFRAY ressemblent à celles qu'on a faites de tout temps sur Socrate. Je vous cite LA BRUYERE à leur sujet :

    "On a dit de SOCRATE qu’il était en délire, et que c’était un fou tout plein d’esprit; mais ceux des Grecs qui parlaient ainsi d’un homme si sage passaient pour fous. Ils disaient : "Quels bizarres portraits nous fait ce philosophe ! quelles mœurs étranges et particulières ne décrit-il point ! où a-t-il rêvé, creusé, rassemblé des idées si extraordinaires ? quelles couleurs, quel pinceau! ce sont des chimères." Ils se trompaient : c’étaient des monstres, c’étaient des vices, mais peints au naturel ; on croyait les voir, ils faisaient peur. Socrate s’éloignait du cynique ; il épargnait les personnes, et blâmait les mœurs qui étaient mauvaises."

    [...]

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  6. [...]

    A présent, j'appelle ERST JUNGER à la barre, pour défendre à son tour Socrate (que vous insultez dans ONFRAY) et donc emboiter le pas de LA BRUYERE :

    « Il faut mentionner, parmi les hommes, Socrate, dont l’exemple n’a pas fécondé que le stoïcisme, mais d’innombrables esprits de tous les temps. Nous pouvons différer, quant à sa vie et sa doctrine; sa mort fut l’un des grands événements. Le monde est ainsi fait que toujours les préjugés, les passions exigent à nouveau leur tribut de sang, et il faut savoir que rien n’y mettra jamais fin. Les arguments changent, mais la bêtise maintient éternellement son tribunal. On est mené au supplice pour avoir méprisé les dieux, puis pour avoir refusé d’admettre un dogme, puis enfin pour avoir péché contre une théorie. Il n’y a pas de grand mot ni de noble pensée au nom desquels le sang n’ait déjà coulé. L’attitude socratique, c’est de connaître la nullité du jugement, et de le savoir nul en un sens trop élevé pour que puissent l’atteindre le pour et le contre des hommes. La vraie sentence est rendue depuis toujours : elle vise à l’exaltation de la victime. Si donc certains Grecs modernes demandent une révision du procès, ils ne font qu’ajouter, aux innombrables notes utiles dont sont encombrées les marges de l’histoire universelle, une note de plus, et ceci à une époque où le sang des innocents coule à flots. Ce procès est éternel, et les cuistres qui s’en firent les juges se rencontrent de nos jours à, tous les coins de rue, dans tous les parlements.

    Que l’on puisse y changer quoi que ce soit, cette idée a, de tout temps, permis de distinguer les cervelles creuses. La grandeur humaine doit être sans cesse reconquise. Elle triomphe lorsqu’elle repousse l’assaut de l’abjection dans le cœur de chaque homme. C’est là que se trouve la vraie substance de l’histoire — dans la rencontre de l’homme avec lui-même, c’est-à-dire avec sa puissance divine. Il faut le savoir, lorsqu’on veut enseigner l’histoire. Socrate appelait ce lieu de l’être intime où une voix, plus lointaine déjà que toutes paroles, le conseillait et le guidait, son daimonion. On pourrait aussi le qualifier de forêt. »

    Ernst Jünger in /Le traité du Rebelle/.

    ***

    Je vous préviens que je ne lirai pas vos réponses parce qu'ici vous êtes manifestement tous des gros débiles et que je ne cause pas avec les gros débiles. C'est perte d'énergie et de temps. Ciao les trisos.

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  7. Encore une chose, le marquis de Sade ne fait que donner une explication simple du monde, et plus encore manichéenne (en tout point comparable à celle des hérésies gnostiques des débuts de la chrétienté) fondée sur le principe suivant :

    "TOUT DESIR PROCEDE D'UNE TRANSGRESSION, AINSI TOUTE LOI N'EXISTE QUE POUR APPELER LE DESIR, EN APPELANT LA TRANSGRESSION."

    Je comprends qu'une telle morale binaire rassure. Elle est rassurante comme un texte de loi coranique. Une fois qu'on possède cette loi en tout point comparable à la loi d'Archimède, on peut vivre à l'intérieur sans être troublé. Qui désire vivre sans être intellectuellement troublé ? Celui qui est fainéant du point de vue intellectuel. Celui aussi qui n'est pas vraiment chrétien, car l'esprit chrétien peut se résumer à l’écartèlement moral permanent.

    A présent, sous vos yeux bovins ébahis (et devant votre incompréhension crasse que déjà j'anticipe), je vais invalider la loi ci dessus énoncée.

    Comment prouverai-je que tout désir, tout amour, ne procède pas systématiquement d'un désir de transgression et d'un amour de la loi à travers la transgression de la loi ?

    Eh bien prenons comme support à notre analyse l'acte sexuel transgressif par excellence, celui qui ne peut exister que dans le cadre de la pré-existence d'un "non", d'un refus catégorique, d'une absence d'assentiment. Quel est cet acte sexuel qui n'a jamais lieu qu'après un "NON!" ? C'est le viol bien sûr.

    Celui qui prend plaisir à violer les femmes, est celui qui n'a du plaisir que lorsque les femmes elles-même n'en ont pas. Son plaisir à lui procède du déplaisir de l'autre.

    Nous sommes-là au-delà du champ des rapports Sado-maso, qui supposent chez celui ou celle qui adopte le rôle de la victime un assentiment préalable, et même une forme de jouissance à jouer ce rôle-là. Ce qui sous-tend que dans les rapports sado-maso, les victimes n'en sont pas vraiment : il s'agit d'un mensonge, d'une dramaturgie, visant à reproduire les conditions d'un rapport sexuel transgressif, mais qui n'est pas réellement transgressif puisqu'à la base le rapport sado-maso repose sur un contrat.

    Qui dit contrat dit non-viol.

    Le viol, la torture au premier degré, avec une victime non-consentante, est donc le seul type de rapport ontologiquement transgressif. Le reste n'est que comédie.

    Dès lors, une fois ceci posé, peut-on encore faire valoir la loi sadienne primordiale selon laquelle il ne pourrait y avoir de désir et de plaisir véritable que dans la cadre d'une transgression ?

    Si c'était le cas, le rapport sexuel où l'une des deux partie n'a pas donné son consentement devrait être le rapport sexuel le plus jouissif possible.

    Hors ce n'est pas le cas. Techniquement, un rapport sexuel où l'un des deux partenaires n'a pas de plaisir sera toujours moins fort, plus décevant, qu'un rapport sexuel où les deux parties y trouvent le compte.

    Il faut donc déduire de cela que le fait que l'action sexuelle se déroule dans un cadre transgressif rend souvent la chose excitante non pas parce qu'elle sépare les deux amoureux, mais au contraire parce qu'elle les sépare du monde, parce qu'elle les isole ensemble, contre le reste du monde et contre la loi, dans une intimité totale et compréhensible d'eux seuls.

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  8. Il faut donc en déduire que les amours transgressives qui plaisent aux gens qui ne sont pas des pervers - des pervers, c'est-à-dire des jouisseurs solitaires -, ne leur sont non pas plaisantes uniquement parce qu'elles vont à la rencontre d'un interdit préalable - comme par exemple un rapport adultérin va à l'encontre de la loi bourgeoise -, et ne nourrissent pas leur désir exclusivement de la posture transgressive en elle-même et pour elle-même, mais ont besoin que se développe en parallèle à ce premier mécanisme, un second mécanisme qui l'invalide partiellement pour que le plaisir soit complet. Ce second mécanisme consiste pour les amoureux isolés dans une attitude transgressive commune, à systématiquement créer une nouvelle loi valable pour eux-seuls, ou plutôt valable universellement (car toutes les lois du monde se désirent universelles) mais obéie et correctement appliquée d'eux-seuls, contre le reste du monde. Cette seconde loi est bien-évidemment la loi de l'amour. Les couples d'amoureux archétypiques que sont Tristan et Iseult ou encore mieux, Héloïse et Abélard, sont des illustrations archétypiques de ce phénomène.

    Ce second mécanisme, parallèle au premier évoqué par De Sade, et qui le complète tout en invalidant son omnipotence, c'est un mécanisme paradoxal, car il suppose que tout couple tenté d'enfreindre les lois pour satisfaire son amour, ne pourra se contenter seulement de le vivre "hors-la-loi", ou du moins s'il acceptera volontiers de vivre "hors-la-loi" aux yeux du monde, ce ne sera jamais que dans la certitude secrète que lui-seul, le couple de l'amour, a raison contre la terre entière. Et c'est cette certitude-là, d'avoir secrètement "raison" d'aimer, (au nom du Dieu d'amour, au nom de l'Esthétique, au nom de la haine de l'hypocrisie, au nom du bonheur, que sais-je) contre les raisons raisonnantes de la bourgeoisie ou des prêtres ou des bien-pensants, qui cimentera l'amour des hors-la-loi. De sorte que ce n'est pas la transgression pure que désire jamais le plus profondément l'amoureux, mais au contraire la re-création et la re-lecture de la Loi Eternelle, c'est-à-dire la re-fondation d'une sorte de Temple Véritable du Dieu de l'Amour, plus légitime et plus philosophique, que celui des bourgeois.

    Conclusion : l'Amoureux ne veut pas supprimer la fonction de prêtre, il ne lutte pas vraiment contre les "Gentils" non plus, il se prétend juste meilleur prêtre que les prêtres et posséder mieux l' "esprit" de la gentillesse que les supposés "gens gentils". Dès lors, c'est une lutte d'influence, une rivalité autour du même enjeu - à savoir le droit de dicter la loi -, dont il est question entre lui et les "bourgeois". Car ne peut y avoir pour celui qui est seulement coupable d'aimer de plaisir à être puni pour cela. Il ne peut que trouver cela injuste.

    Celui qui en revanche prônera la supériorité en toute chose du plaisir purement transgressif, c'est-à-dire du plaisir volé, du plaisir du viol, qui est un plaisir pris au mal d'autrui, non-amoureux, solitaire, celui-là ne peut que se féliciter d'être haï et maltraité : celui-là est un pervers, c'est donc à la fois tout ce qu'il mérite et tout ce qu'il recherche. Les pervers gagnent à être persécutés. Ce pourrait être la seconde loi cachée dans la lettre de De Sade.

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    1. Ah! Foutredieu!, Irina! Comme vous m'avez mis les sens en feu avec votre poésie! Si je vous avais, là, à portée de mon vit, je vous le mettrais en cul avec ivresse! Vous seriez inondée jusqu'aux aisselles!

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  9. Il n'est pas nécessaire de faire de longs discours. Le marquis de Sade ne m'inspire qu'une seule chose : BEURK !

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    1. Francine: un qui la tient, deux qui la pinent.

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    2. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  10. C'est plutôt positif. Je connais la version négative :

    Nicole, trois qui la tiennent, deux qui s'y collent.

    Christian

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  11. Ah ! Le fameux consentement...A ce propos Sade ecrit : «Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure. ». Et malheureusement pour la bien pensance , j'ai bien peur qu'il n'ait raison. Pierre L.

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  12. "Sous un ciel désolé à souhait, deux oiseaux, indifférents à ce fond lugubre, se poursuivent… Leur si évidente allégresse est plus propre à réhabiliter un vieil instinct que la littérature érotique dans son ensemble." Cioran. Tellement plus poétique que le marquis de Sade....

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  13. Les longues et savantes disgressions d’Irena, la charmante petite pique de Francine , leur grand souci de persuasion (nié chez Irena qui veut juste nous rendre un peu moins bêtes que nous sommes) qui fleure tant l’auto persuasion m’evoquent irresistiblement le « malaise dans la civilisation » expliqué par Sigmund : de la repression des pulsions au sentiment de culpabilité, du sentiment de culpabilité au besoin d’autopunition, il n’y a qu’un pas, très vite franchi. Irena et Francine sont très civilisées. Et très contemporaines, hélas. Car à une certaine epoque (éloignée) qui ignorait ces nouveaux bluffs feministes que sont la frigide exhibition ou l’apologie du consentement, Sigmund ecrivait que les femmes etaient plus reticentes que les hommes au renoncement pulsionnel…Les temps changent. Alors mesdames, commençons par le debut, par exemple : on ne fait bien l’amour qu’avec des gens qu’on n’aime pas. Pas de quoi en faire un drame. Bien au contraire… Pierre L.

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    1. Bien vu Pierre.

      "De plus, les femmes ne tardent pas à contrarier le courant civilisateur; elles exercent une influence tendant à la ralentir et à l'endiguer. Et pourtant ce sont ces mêmes femmes qui, à l'origine, avaient établi la base de la civilisation grâce aux exigences de leur amour. Elles soutiendront les intérêts de la famille et de la vie sexuelle alors que l'oeuvre civilisatrice, devenue de plus en plus l'affaire des hommes, imposera à ceux-ci des tâches toujours plus difficiles et les contraindra à sublimer leurs instincts, sublimation à laquelle les femmes sont peu aptes.(...) La femme, se voyant ainsi reléguée au second plan par les exigences de la civilisation, adopte envers celle-ci une attitude hostile."

      S. Freud, Malaise dans la civilisation (Vienne, 1929)

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    2. Je crois que je sais mieux que vous ce que c'est que faire l'amour. D'ailleurs on dit : "faire l'amour". Qu'espérez-vous prouver d'autre par vos paroles que le fait que vous êtes vieux, frustré, méchant, pervers, sadique et par-dessus le marché totalement rétif à tout discours de raison ? Un rat femelle ne voudrait pas d'un vieux dégueulasse tel que vous, voilà le fumet dégoûtant que dégage vos élucubrations à la dr Knock.

      Quant à cet espèce de blabla tuyau-de-poële freudien moyennâgeux dont vous nous rebattez les oreilles et qui pour n'importe quel esprit véritablement philosophique n'a strictement aucun sens, concernant la persuasion, la culpabilité et l'autopunition. Je n'y entends goutte et j'en suis fière. Il ne vaut pas plus cher que le baragoin des médecins de Molière ou que le bas-latin décoratif des sorbonnards de Rabelais.

      Vous vivez dans un univers autoréférencé qui ne tient nullement debout, ou seulement il tient debout à cloche-pied sur lui-même par l'opération de votre mauvais esprit, mais vous ne pouvez comprendre cela, puisque votre votre esprit précisément n'est pas bon. Le fait que cela ne vous choque pas, de pratiquer un discours dont les prémisses sont sa conclusion-même, est la preuve qu'aucune discussion avec une intelligence supérieure n'est possible pour vous.

      Précision à toutes fins utiles:

      La culpabilité est une bonne chose lorsqu'on est effectivement coupable de quelque chose. Culpabiliser quelqu'un de ressentir de la culpabilité, voilà qui est fort, très fort, et je dirais même plus très retors et fort peu charitable.

      La punition, comme l'autopunition, n'ont rien de mal en soi, pourvu qu'on soit coupable de quelque chose. Il faut bien punir les fautes, non ? Sans quoi ce ne seraient pas des fautes. La définition-même d'une faute est qu'elle mérite d'être punie.

      Je n'ai moi pas du tout l'impression d'avoir fauté en écrivant ce que j'ai écrit ici, c'est pourquoi je ne veux absolument pas être punie. Je ne sais pas d'où vous tenez que je rechercherais une chose pareille. Si vous en revanche, vous entendez me châtier pour une faute que je n'ai pas commise, vous allez voir de quel bois je me chauffe ! Je me battrai plutôt à mort plutôt que de me laisser juger et condamner par un cuistre dépourvu de jugement tel que vous !

      Quant au fait que vous trouviez de mauvais goût, ou de mauvaise inspiration (que sais-je?) qu'on prétende persuader ou, mieux encore, convaincre autrui de la véracité de ce en quoi l'on croit, lorsqu'on a des idées et qu'on les exprime, alors je vous suggère d'aller vous en plaindre auprès de tous les philosophes depuis Socrate qui n'ont jamais - que je sache - fait autre chose. En attendant que vous ayez fait le tour de tous ces grands Esprits qui ont eu le toupet avant moi d'oser croire en quelque chose et expliquer au monde en quoi ils avaient raison d'y croire, je vous suggère d'aller vous faire foutre chez les Grecs, qui ont tant de choses à vous apprendre, monsieur.

      Sachez au-demeurant que je vous méprise et vous emmerde souverainement, vous, vos semblables et vos frères, jusqu'au tintement finale du Jugement Dernier.


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    3. Morbleu! Encore une donzelle qui appelle le martinet! Décidément, le Vieux il affole toujours autant les bonnes femmes à la fesse triste!

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    4. Vous êtes belle.

      Ne changez pas un Millie-mètre de ce que vous êtes.

      http://vimeo.com/99942692

      Laissez Millie. Laissez ces méchants garçons vous taquiner. vous savez bien comment ils sont...

      Si vous voulez un soir, nous pourrions discuter tous les deux ?...

      A.ffectueusement

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  14. Merci Millie ! Parlant de mon cher Sigmund , écrire, « Je n'y entends goutte et j'en suis fière » ou « La définition-même d'une faute est qu'elle mérite d'être punie » sont pour moi d’inoubliables perles. Personnellement, je ne vous meprise ni ne vous maudis. Ce serait même plutôt l’inverse. Les égarés susciteraient chez moi plutôt une ‘tendresse de pitié’. Même si la violence de leur propos, destinés à proteger leur croyance, fait froid dans le dos. Heureusement, dans ce pays, la vente d’armes à feu reste interdite. Pourvu que ça dure. Je vous laisse, j’ai rendez vous avec Milena. Nous ne nous aimons pas. Mais, sachez le, elle n’y va pas que d’une fesse ! Bien à vous. Pierre L.

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    1. Je vais vous expliquer pourquoi vous croyez que l'on baise mieux avec les personnes que l'on n'aime pas. C'est parce que pour "faire l'amour" au sens vrai du terme, il faut être deux à s'aimer. Or, ce cas est devenu extrêmement rare. Même moi, j'ai très rarement vécu cette configuration.. Je l'ai juste touchée du doigt à quelques occasions, et cela me permet d'en parler. Nous parlons en l’occurrence d'un bonheur suprême, de celui qui donne des ailes, de cet amour dont il est question dans les chansons de Brassens et de Brel, pas de baise sordide. Mais il est devenu extrêmement rare, disais-je, et d'autant plus pour un homme aussi répugnant vous.

      La raison principale de cette rareté tient à ce que de nos jours il suffit qu'une personne, si belle et charmante soit-elle, tombe amoureuse d'une autre pour perdre immédiatement toute beauté et tout prestige à ses yeux. De nos jours les gens sont trop snobs pour rendre l'amour qu'on leur donne sans compter. Ils ont tant et si bien intégré l'adage boursier "ce qui est rare est cher", qu'il leur faut absolument aimer, caresser, idéaliser, des méchants et des crocodiles ou bien ils ne se sentent pas vivre.

      Un homme si laid et si tordu que vous n'a bien-entendu jamais été aimé. Comment aurait-il jamais eu, dès lors, l'occasion de "faire l'amour" ? D'ailleurs les tordus dans votre genre, qui ne s'aiment pas eux-mêmes, sont tout-particulièrement incapables de ne pas écraser sous leur semelle les personnes qui ne les dédaignent pas un minimum. Aussi, ils ne tombent jamais amoureux que de femmes fières et altières... mais ce qu'ils ne comprennent pas c'est que ces femmes ne leur montrent un tel visage impassible et supérieur que par mépris et par dégoût de leurs tristes personnes, et ne seraient pas si altières avec des garçons qui leur plairaient, et avec lesquels elles se sentiraient en sécurité.

      Vous branler tout seul à l'intérieur d'une femme que vous aimez mais qui ne vous aime pas, ne peut nullement être satisfaisant. En effet, si vous avez pu forcer une telle femme à vous accepter, alors que par ailleurs elle jugeait vos efforts pour la courtiser proprement ridicules... Si vous avez cru qu'une telle femme était belle et pure, et qu'elle s'est résolue à coucher avec vous alors que vous la dégoutiez, sans doute parce qu'elle s'y est sentie obligée par pitié ou bien par souci de ses intérêts matériels, alors vraiment, rien d'étonnant à ce que vous n'ayez pas pris votre pied !

      [...]

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    2. [...]

      Vous la courtisiez : elle vous semblait noble et digne. Cependant elle accepte de se livrer à vous, après s'être dûment saoulée, en considérant froidement votre réputation, votre entregent, vos biens, et votre grande culture, et en se persuadant elle-même à grands coups de larmes ravalées, que vous êtes un bon parti... Alors en vérité il n'y a rien de pire que ce que vous allez vivre ensemble ! Voilà déjà sali par la faute de votre vanité et de votre méchanceté tout ce qui jusqu'à présent, à vos yeux, en elle, était beau.


      Lorsque vous baisez avec une femme que vous n'aimez pas, cela au moins vous fait un point commun avec elle. Cela au moins vous met sur un pied d'égalité avec la dame. Au moins, vous êtes détendu et elle aussi : elle n'a pas l'impression d'être une fausse âme pure, qu'on achète pour s'essuyer dedans. Elle ne se sent pas obligée, pour vous faire plaisir, de devoir encourager votre cécité de gros pigeon désireux d'être pigeonné, avec des minauderies stupides, artificielles... - qui vous flattent sur l'instant, mais que vous lui reprocherez d'ailleurs par la suite. Pas de mensonges, pas de traitrise, juste de l'honnêteté, la femme se sent déjà moins salie, même si vous vous amusez à la traiter de pute pendant l'acte (celle qui ne vous a pas vendu son âme, et plus encore celle qui ne vous a rien vendu du tout, peut trouver ça rigolo)... Voyez, cela explique que dans ce cas-là au moins cela se soit mieux passé.

      Mais "faire l'amour", ce n'est pas encore ça non plus, bien-entendu. C'est mieux que ça, mais vous ne pouvez pas savoir.

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    3. Quand on vous lit, Irena, c'en est fini de la bandaison. Vous êtes un bromure textuel.

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    4. Chère Millie, De l’amour, de l’amour ! Il vous faut de l’amour pour oser abandonner votre corps aux mains qui trainent. Vous etes trop exigeante. Vous n’aurez rien, ni l’amour ni le sexe. (J’ai bien peur que vos longues tirades énervées n’en soient le symptôme). Malgré mes doutes, comme je vous fais grâce d’être une experte en matiere de ‘vrai’ amour- il n’y a que des amours ‘vrais’, n’est _ce pas ? - et de sexe satisfaisant – car seul le sexe satisfaisant nous interesse, n’est ce pas , - , voici resumé en ces quelques mots - qui pourraient être les miens - ce que ma courte experience (étant contrairement a ce que vous pensez, jeune et bien portant) m’a jusqu’à présent appris : « le corps ne compte pas dans l’amour, pas longtemps, pas toujours. L’amour nous rend timide au lit, on tremble de prononcer un mot de trop, d’oser un geste scabreux, une position scandaleuse. La jouissance, ce n’est rien, on l’obtient comme on peut sur des divans de hasard, sous des doigts inconnus, sous les coups ou la caresse. L’amour n’est pas une performance ni un jeu, c’est un miracle à la discrétion de Dieu. » Comme je vous crois un peu bigote, le mot ‘miracle’ devrait vous plaire. Enfin, et j’y vois là un paradoxe, votre prose survoltée a quelque chose de… sadique ! Et qui dévoile toujours un peu plus des aspects obscurs de votre nevrose. Frederic Schiffter, avec son billet, et moi-même avec mes pauvres mots, semblons avoir réveillé une très ancienne douleur que vous souhaitez furieusement combattre. Enfin, je lisais ce matin un entretien de Françoise Sagan, qui avouait qu’une majorité de femmes contemporaines l’agacaient car ne cessent de juger. Ces saintes et pures icônes jugent tout et toulemonde. Sauf elles mêmes. J’ai soudain pensé à vous. Si ! Si ! Bien à vous. Pierre L.

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    5. "Parlant de mon cher Sigmund , écrire, « Je n'y entends goutte et j'en suis fière » ou « La définition-même d'une faute est qu'elle mérite d'être punie » sont pour moi d’inoubliables perles."

      Comprendre veut dire prendre-avec-soi. Oui, l'on peut très bien se dire fier de ne pas pouvoir prendre-avec-soi une doctrine empoisonnée, un mensonge. Cela veut dire qu'on a encore un esprit doté de bonnes défenses immunitaires.

      Quant au fait qu'une faute puisse fort bien être pardonnée, cela ne suppose pas, bien au contraire, qu'avant d'être pardonnée elle ne méritait pas d'être punie. Car c'est seulement dans cette optique que toute faute mériterait potentiellement une punition, que l'acte du Pardon prend paradoxalement toute sa sublime valeur.

      Même chose quand on dit : "Il faut réprimer les pulsions." Je réponds, très bien. Mais vraiment toutes les pulsions ? La pulsion de mort comme la pulsion de vie ? Seulement, si vous demandez à un suicidaire de réprimer sa pulsion de vie, il va se suicider. Et quant à la pulsion de Bien-Faire, tous les philosophes avant Freud écrivaient dans la perspective de sa possible existence, seul Freud n'y croyait pas.

      Le cynisme qui consiste à dire qu'à l'origine de toutes les pulsions de vie, comme de toutes les bonnes actions, comme de toutes les bonnes intentions, comme de toutes les bonnes paroles, il y a forcément de la crasse, et il n'y a QUE de la crasse, ce cynisme ne recouvre l'exacte moitié de la réalité : son côté le plus morne et le plus obscur.

      Quant à moi, je soutiens que pour penser juste il faut savoir /aussi/ regarder du côté éclairé de la vie, comme nous le disaient de faire les Monty Pythons.

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    6. Désolé je ne comprends rien á tout cela. Meme apres une bonne sieste.On dirait du Onfray d'ailleurs (vous prendrez cela pour une flatterie...) Et puis je fatigue. Et il fait beau dehors. Pierre L.

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  16. " Il n'est point d'hommes qui ne veuille être dictateur quand il bande. " Sade

    Et sans doute n'est-il pas de femme qui ne se croit une sainte quand elle mouille...

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  17. Oui il fait beau et justement ne serait ce pas le moment de faire sortir le gorille de Georges Brassens , quoi de plus beau et plus grand un peu de soleil pour une bigote , une profonde expiation à deux bien entendu , un prie - dieu , une génuflexion , un goupillon et de l'eau bénite , et voilà qu'apparaît le miracle et tout le saint frusquin onferait ...!

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  18. @Irena.
    Je me suis tout de même farci vos tartines de texte. On pourrait croire à de la philosophie... sauf que de revendiquer sa non-compréhension de Freud révèle le niveau bien bas... Comme d'ailleurs la référence à Brassens pour servir de contre-modèle à de (supposés) vieux messieurs grivois. Lui non plus, vous ne l'avez pas compris, visiblement.

    D'ailleurs, comprendre, au sens de prendre avec soi, ne veut pas dire forcément être d'accord. Je ne comprends rien à Heidegger, du coup je n'en parle pas, je ne peux me former d'opinion à son sujet. Si vous n'avez vraiment rien compris à Freud, d'où vous permettez-vous de le dénigrer?

    On peut trouver Freud débile, on peut même ardemment le détester, mais pour ça il faut l'avoir lu. Vos élucubrations sur les pulsions de vie et de mort chez le suicidaire montrent que vous l'avez au mieux survolé. Par ailleurs, qui dit qu'il faut réprimer les pulsions? C'est Freud qui le revendique? Ben voyons!

    Je pourrais me montrer indulgent avec vous, mais je supporte l'ignorance seulement si elle est personnelle. Vous commencez par défendre Onfray, partout on remarque que vous ânonnez ses contre-vérités. L'avez-vous seulement lu, lui, avec du recul? Je pense que non, sinon vous verriez qu'il utilise son charisme pour véhiculer tout et n'importe quoi en termes d'idée, et surtout des oppositions simplistes, des réductions ahurissantes, des idées dangereuses.

    Sans doute que je prends vos propos avec trop peu de nonchalance. Je me demande bien pourquoi je m'énerve comme ça. Peut-être que ça me défoule. Je dois être un frustré sexuel, vous ne croyez pas? Vite, je dois "faire l'amoûûûr"... avec Madame Cinq-Doigts.
    Signé: Théodore

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  19. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  20. Et si on terminait avec Pierre Dac : "En sexologie spatiale, il est universellement admis et reconnu que les cosmonautes placés en état absolu d’abaisanteur peuvent sans la moindre difficulté diriger leur sexe et s’en servir dans tous les azimuts."

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  21. Autant j'adore faire l'amour, autant la chasteté ne me pose aucun problème lorsque j'y suis contrainte.

    Vous accordez, tous autant que vous êtes, trop d'importance à "la chose". Or cela-même, en soi, d'accorder trop d'importance à "la chose",est potentiellement un facteur d'impuissance et d'incapacité à jouir. Tous les sexologues vous le diront.

    Ce que vous ne comprenez pas, bande d'obsédés répugnants, c'est que nos ancêtres, s'ils ont su produire tous ces beaux ouvrages, écrits lumineux, romans ambitieux, églises, divers fruits des beaux-arts, traités de lois humanistes, poésies, cosmogonies, constructions idéales.. etc., cela vient précisément de ce qu'ils n'étaient pas constamment occupés à se vidanger l'âme par le bas-ventre (expression de Huysmans) ou à chercher à le faire.

    Je veux pour preuve de cela que du temps où notre civilisation était grande, on n'avait pas encore inventé la pilule, et que le fait de tomber enceinte pour une femme était souvent mortel... ce qui explique largement que les femmes du temps Jadis aient veillé davantage qu'aujourd'hui à leur chasteté, que l'acte d'amour ait représenté aux yeux de nos aïeux des enjeux supérieurs et plus intimidants, et que les hommes aient été contraints de se retenir plus souvent qu'ils ne le font aujourd'hui. Ce qui leur laissait le temps d'irriguer leur imaginaire et leur pensée avec toute cette bonne énergie vitale.

    Au passage, les taoïstes, qui pratiquent une conception tantriste du sexe, conseillent eux-mêmes de se "retenir" : et cela non pas pour brimer l'homme, mais afin de rechercher en lui davantage de puissance (au sens le plus vaste du terme), et même de lutter contre l'impuissance. - Où avez-vous vu que dans un ciel gris et sans chaleur, où il pleut petitement mais régulièrement, dans un pays ne connaissant jamais la sécheresse qui s'éternise, la pesante lourdeur accumulée d'un ciel d'été chargé d'électricité qui gronde, où avez-vous vu que dans un tel pays, il y ait jamais de beaux orages ?

    L'amour doit irriguer le monde, irriguer la pensée et la civilisation - c'est Freud lui-même qui le dit, cf. la citation de P. Klein issue de "Malaise de la Civilisation" dans ce fil. Preuve que Freud condamne les hystériques lorsqu'elles subliment leurs pulsions, mais que par ailleurs il demande aux hommes de faire la même chose.


    Oui, ce que je fais est de la philosophie. Mais la philosophie n'exclut en rien qu'on s'exprime de façon poétique. Voyez les antiques...

    En revanche le freudisme est une secte : il faut adhérer à cette secte pour trouver un sens à cette doctrine dévoyée, semblable en tout point à une hérésie gnostique. Freud a volé la plupart de ses concepts à la mystique juive, à Nietzsche, à Heidegger, à l'astrologie occidentale, et à tant d'autres sources philosophiques, se contentant de les renommer pour qu'on perde la trace de leurs véritables auteurs, il a puisé allègrement aux exactes mêmes sources que les artistes surréalistes (ses contemporains), mais sans vouloir se dire ni philosophe ni artiste, et en prétendant avoir inventé une nouvelle science, alors que du point de vue épistémologique, la psychanalyse n'est point une science et ne peut en être une.

    Tout ce qu'Onfray a pu écrire sur Freud dans son bouquin consacré à lui, que j'ai lu, est juste. Honni soit qui mal y pense.

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    1. Ce que vous dites de Malaise dans la Civilisation est totalement à côté de la plaque. Freud dit l'inverse. Vous ne l'avez donc pas lu. Vous avez lu les elucubrations d'Onfray. Un moraliste comme vous.Ce qui ne m'etonne donc pas du tout. Quant à votre nostalgie du bon temps de la pillule et de ses bienfaits sur la créativité, ou des bienfaits de l'abstinence alors là franchement, j'en reste coi. Vous êtes bien 'un bromure textuel' selon l'expression excellemment bien trouvée de Frederic Schiffter.

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    2. Allons Pierre, un peu de Clémence.

      Clémence.

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    3. rectificatif : "votre nostalgie du bon temps d'avant la pillule" Pierre L.

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    4. Il faut savoir si je suis un bromure ou si vous voulez me sauter dessus pour me déniaiser. Vous-mêmes ne savez pas ce que vous dites.

      Anonyme hypocrite, je n'ai pas besoin de la clémence d'un sot. Je n'ai d'ailleurs ici besoin de la clémence de personne, car si l'on doit parfois se montrer clément, c'est envers les sots et les fautifs. Je ne suis ni sotte ni fautive, je suis au contraire victime de votre bêtise à tous ici, de votre bêtise, de votre aveuglement, de vos préjugés bourgeois, de votre vanité, de votre méchanceté et de votre hypocrisie à tous... Et la vérité est que vous ne me méritez pas, car vous me regardez comme si j'étais toute minable, tout petite, alors que vous ne pouvez pas savoir à quel point je vous tiens la dragée haute .

      Ce que je commente, c'est l'extrait de Malaise dans la Civilisation sus-cité. Je sais au moins lire et analyser un texte, moi.

      Re-citation :

      "De plus, les femmes ne tardent pas à contrarier le courant civilisateur; elles exercent une influence tendant à la ralentir et à l'endiguer. Et pourtant ce sont ces mêmes femmes qui, à l'origine, avaient établi la base de la civilisation grâce aux exigences de leur amour. Elles soutiendront les intérêts de la famille et de la vie sexuelle alors que l'oeuvre civilisatrice, devenue de plus en plus l'affaire des hommes, imposera à ceux-ci des tâches toujours plus difficiles et les contraindra à sublimer leurs instincts, sublimation à laquelle les femmes sont peu aptes.(...) La femme, se voyant ainsi reléguée au second plan par les exigences de la civilisation, adopte envers celle-ci une attitude hostile."

      S. Freud, Malaise dans la civilisation (Vienne, 1929)

      Que vous fassiez dire à Freud autre chose que ce qu'il dit pour contourner les contradictions internes du maîtres (qui sont nombreuses), vous regarde monsieur.

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    5. J'ai réduit volontairement le paragraphe freudien par souci de légèreté. Je restitue la parenthèse.

      " Comme l'être humain ne dispose pas d'une quantité illimitée d'énergie psychique, il ne peut accomplir ses tâches qu'au moyen d'une répartition opportune de sa libido. La part qu'il en destine à des objectifs culturels, c'est surtout aux femmes et à la vie sexuelle qu'il la soustrait; le contact constant avec d'autres hommes, la dépendance où le tiennent les rapports entre eux, le dérobent à ses devoirs d'époux et de père."

      L'auteur revient à la ligne un peu plus loin pour écrire ceci:
      " La civilisation pour sa part ne tend évidemment pas moins à restreindre la vie sexuelle qu'à accroître la sphère culturelle. Dès sa première phase, phase de totémisme, ses statuts comportent l'interdiction du choix incestueux de l'objet, soit la mutilation la plus sanglante peut-être imposée au cours du temps à la vie amoureuse de l'être humain. De part les tabous, les lois et les mœurs, on établira de nouvelles restrictions frappant aussi bien les hommes que les femmes."

      L'auteur continue à développer son propos que l'on peut suivre page 55 aux éditions puf.

      Bonne lecture,

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    6. Oui monsieur.

      Dans votre texte, Freud explique précisément ceci : que la civilisation, que la vie civilisée de l'homme, commande qu'une part de l'énergie libidinale soit détournée de la vie sexuelle à proprement parler (c'est-à-dire la baise et par extension le commerce entre les sexes), pour être ré-investie dans des œuvres civilisatrices. Etes-vous contre la civilisation ? Préféreriez-vous être un Bonobo, occupé toute la journée au tripotage de ses parties génitales et de celles de ses congénères ? Moi pas.

      Je constate par ailleurs qu'avant l'invention de la pilule et les progrès de la médecine les gens étaient forcés de faire moins souvent l'amour qu'aujourd'hui. Ou du moins, s'ils se mettaient à vivre "la vie de bohême", c'était à leurs risques et périls. Je constate cela, et en déduis que les gens qui voulaient vivre vieux étaient bien obligés d'investir leur énergie libidinale de façon complexe, pour parer à la frustration.

      Ne devrais-je pas constater cela, afin de ne pas donner l'air de critiquer l'usage de la pilule et les progrès de la médecine ? Constatais-je cela par pure bigoterie, à votre avis ? ou bien le constatais-je parce qu'il s'agit d'un fait ? Ne devrais-je pas considérer les faits comme des faits, et déduire librement ce que je juge librement qui en découle, au prétexte que cela pourrait donner des prétexte à mes détracteurs pour me considérer comme une bigote ? Pourtant les vraies bigotes, elles ne pensent pas : elles croient ! Elles se contentent de croire. Ici qui de nous deux pense pour de vrai et qui de nous deux se contente de croire ?

      A présent, comment appelle-t-on l'acte de réinvestir l'énergie sexuelle dans autre chose que la sexualité pure ? On appelle cela la sublimation, n'est-ce pas ?

      Que Freud reprochait-il obsessionnellement à ses chères hystériques ? - Je dis : "Ses chères hystériques", car elles furent présentes au commencement de sa carrière en asile d'aliéné sous le patronage de Charcot, et se révélèrent par la suite la pierre d'achoppement de son œuvre, puisque Freud ne parvint jamais à créer un pendant féminin acceptable à son complexe d'Oedipe - ayant de lui-même abandonné son complexe d'Antigone à l'état d'ébauche). Que reproche-t-on donc incessamment aux hystériques, demandais-je ? On leur reproche de sublimer leurs pulsions sexuelles, de les "intellectualiser", d'utiliser leur énergie sexuelle dans les choses de l'esprit et de la spiritualité, au lieu d'en rester à un usage de cette énergie qui serait plus traditionnel, plus sommaire, réservé donc à la vie sexuelle en tant que telle et par extension à la vie de leur foyer.

      Ainsi l'homme qui sublime ses pulsions, selon Freud, est un homme civilisé, quand la femme qui sublime ses pulsions n'est manifestement qu'une hystérique. Je me contente ici de faire 1+1=2. Pas de dogme chez moi, juste un raisonnement qui coule de source.

      Qu'ai-je donc écrit plus haut qui vous a fait bondir ? Je me cite :

      "L'amour doit irriguer le monde, irriguer la pensée et la civilisation - c'est Freud lui-même qui le dit, cf. la citation de P. Klein issue de "Malaise de la Civilisation" dans ce fil. Preuve que Freud condamne les hystériques lorsqu'elles subliment leurs pulsions, mais que par ailleurs il demande aux hommes de faire la même chose."

      Je suis cohérente, il me semble. Prenez mon raisonnement en lui-même et pour lui-même, en quoi est-il fautif ? Qu'est-ce qui précisément, en votre âme et conscience, ici, vous choque ?

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    7. Ma nature paresseuse et contemplative m’empêche de repondre à ce trop volumineux entremêlement de confusions et de sophismes. Et ceci en vertu de la loi de Brandoloni : « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter une connerie est un ordre de grandeur plus importante que celle utilisée pour la produire ». Pierre L.

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    8. Ici ni confusions, ni sophismes, justement... que du bon sens !

      C'est quand même terrible de ne pouvoir - de ne pouvoir physiquement ! - être lu de ses contemporains, simplement parce qu'on est encore capable de dénoncer comme étant des mythes - des mythes païens ! -, les croyances folles qui aujourd'hui ont remplacé tout discours de raison dans la cervelle-légion des esprits faibles.

      « On a des devins quand on n’a plus de prophètes, des sortilèges quand on renonce aux cérémonies religieuses, et l’on ouvre les antres des sorciers quand on ferme les temples du Seigneur. » François-René de Chateaubriand (in Génie du christianisme)

      « La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître. » (Pascal)

      Je suis d'office jetée à la géhenne précisément parce que je m'exprime de façon logique et claire ! Parce que je ne me contente pas de dire : je crois, mais que je suis en mesure de démontrer la véracité de ce en quoi je crois.

      C'est ma clarté et ma cohérence qui jouent contre moi un rôle de répulsif pour votre goût gâté ! Et plus encore ma prétention à dire la vérité. La Vérité est devenu un gros mot! C'est à s'en taper la tête contre les murs.

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  22. Allez zou, la messe est dite.

    Une chanson pour conclure ?

    http://www.youtube.com/watch?v=hzFbjtnIXEA

    A. (juke box officiel du philosophe sentimental)

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    1. MESSAGE PERSONNEL

      Bonsoir - ou bonne nuit ? Millie,

      Ma vieille insomnie... qui ne me laissera pas, cette nuit non plus.

      Je pensais à vous.

      Vous nous manquez... c'est Frédéric qui me l'a dit. Avant même que je le dise moi-même.

      Ce soir c'est le déluge, le dernier le plus beau,

      Où êtes-vous partie ?

      -

      Tenez, rien que pour vous :

      http://vimeo.com/103551036

      "On" vous aime Millie, on vous aime.

      A.micalement encore.

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    2. Je sais où est mon intérêt, et il ne consiste pas à fréquenter les hypocrites, les méchants et les nuisibles.

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  23. Irena, toujours ce besoin d’auto punition ! Ne vous tapez pas la tête contre les murs ! Un grand philosophe d’origine italienne, célèbre dans les années 70, toujours vêtu de noir comme Michel Onfray (qui en fit son maître), le célèbre Caliméro, n’hesiterait pas a rajouter pour afficher son soutien à votre indignation: « C’est vraiment trop injuste ».

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    1. Inzuste ! Pierre. Si vous citez un auteur citez-le correctement. Caliméro trouvait "cela" trop inZuste !
      A.

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  24. Je trouve bien drôle de qualifier de "commissaire du peuple" un anticommuniste notoire qui n'a pas hésité à maintes reprises à couvrir les communistes de calomnies, voire le lien ci-dessous:
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/lettre-ouverte-pour-ardisson-societe-de-production-de-lemission-salut-les-terriens-du-2-mars-dernier-ou-etait-invite-onfray/

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  25. Ma parole, mais c'est à mourir de rire, vos affaires !…Sade, Freud, Pascal, Chateaubriand ?… Tout ça pour ce crétin d'Onfray ?… Le philosophe diffusé par Carrefour ?… Qui est à la philosophie, ce que Marc Lévi est à la littérature ?… Et comment on a fait le détour par la fesse, j'en reste mystifié !… Quel rapport ?… Je ne vois pas ce qu'on peut trouver chez le penseur de supermarché qui stimulerait la libido. Stupéfiant !… Quelles groupies acharnées !… Quels ennemis irréductibles !… Tout ça pour un nabot de la pensée, célèbre, certes, mais depuis quand c'est une garantie… Et on nous ressort son braquemart, ou la sublimation, voire, en bout de course, le communisme et son contraire. Je rêve. Tout ça pour ce minable ?…
    Je devrais passer plus souvent, il y a de l'ambiance.

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    1. En effet, cher Marignac, vous vous faites rare. Passez plus souvent.

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  26. Est-ce si important de s'en prendre à Onfray ? Il occupe de la place mais c'est assez normal, il a une "surface commerciale"... pendant que les médias s'occupent de lui, ils foutent la paix aux autres. Et c'est tant mieux. Le Cirque n'a jamais fait de bien à personne.

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  27. Bah, Michel Onfray, facile à comprendre. Il est devenu un moraliste au sens ou son jugement moral sur l'homme lui sert de critère pour juger son œuvre. C'est son parti-pris concernant la biographie en rapport à l'œuvre, poussé à l'extrême, qui l'a conduit là.
    Allez, à chacun de faire son marché, de faire son miel de tout, sans se poser en juge.

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    1. Sans morale, il n'y a ni Freud ni Sade, pauvre surface ! Est-ce désolant à voir, un monde qui scie la branche où il est bâti ?

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