En accord avec les néo-féministes, je pense que nous, les hommes, du fait même que nous avons un pénis, sommes des violeurs potentiels. Toujours en accord avec elles, j’irai jusqu’à dire que le regard que nous posons sur les femmes, souvent appuyé, concupiscent, est déjà une agression sexuelle caractérisée. Dénoncé aux États-Unis comme un crime hautement punissable, le viol par le regard — eye rape — est, enfin !, mis en accusation en Europe. Le journal Libération du 13 janvier 2020 annonce une bonne nouvelle: «Depuis novembre 2019, à Lausanne, une application de smartphone permet de signaler à la police toutes les formes d’inconduite sexuelle telles que sifflement, remarque à caractère sexuel et sexiste, bruitage, gestes obscènes, et au sommet de la liste, regard insistant». Les États-Unis et la Suisse étant des nations où le souci de la correction des mœurs ne faiblit jamais, il serait temps que la France si retardée à cet égard prenne exemple et que la Justice réponde à cet ardent désir de pénal qui anime les néo-féministes. Cela dit, à l’attention de ces dernières, je rappellerai que, dans certains pays islamiques, le viol par le regard s'avère impossible grâce au port de la burqa. Mais sans doute est-ce là un rappel inutile tant elles doivent considérer ce vêtement comme une efficace protection de la dignité des femmes.

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