mardi 14 février 2012

Convivialité


Fabián Perez


« Eh bien ! on sera seul. Et vous pouvez le faire sonner et résonner, ce petit mot. Écoutez sa cruelle musique. Seul. Seul. Seul. Seul. Tout seul. Ça ne sonne pas faux. Ça sonne dur. »

Georges Hyvernaud

6 commentaires:

  1. Seuls et en captivité !
    " Elle est peut-être commencée depuis longtemps, la folie, pour nous et pour tout le monde. Quand on y regarde de près on se demande si, avant, c'était tellement différent. Ce que nous appelions notre liberté, ça consistait déjà à marcher en rond les uns derrière les autres. A mâchouiller les mêmes lieux communs. A exécuter un invariable va-et-vient entre des certitudes infranchissables. Elles n'étaient pas à nous, ces certitudes. Ça venait des familles, des journaux. C'était comme cet air qu'on respire, et où il y a de tout, la fumée de toutes les pipes, les bacilles de tous les poumons, l'usure de toutes les pierres, l'odeur de toutes les peaux. Voilà longtemps que ça dure, la captivité. "La peau et les os" G.Hyvernaud.

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  2. La pluie tombe ainsi…
    Infiniment froide, infiniment cruelle.

    « Quand on a été bien tourmenté, bien fatigué par sa propre sensibilité, on s’aperçoit qu’il faut vivre au jour le jour. Oublier beaucoup. Enfin, éponger la vie à mesure qu’elle s’écoule. » Chamfort.

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  3. Votre citation et celle de Pierre font que je vais encore aller passer commande chez mon libraire! Vous me mettez dans les frais... Mais enfin il faut bien reconnaître qu'il y a des auteurs qui me font envie en quelques lignes. Leurs points communs? Ils parlent juste, ne se mentent pas, écrivent beau et n'ont pas de bobards à vendre...
    Loin de moi l'idée de vous donner des conseils de lectures mais je viens de relire presque tous les livres autobiographiques d'Alphonse Boudard. J'y pense parce qu'il me semble qu'à sa façon il a, lui aussi, ces qualités-là... Bien à vous monsieur Schiffter...

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  4. Cher Soluto,

    Alphonse Boudard était l'écrivain de prédilection de ma mère. Je n'ai pas eu l'intelligence de le lire quand elle me le conseillait. Je traîne cette lacune comme un regret. Vous me donnez le désir de la combler. Merci pour votre commentaire.

    À vous,

    Frédéric Schiffter

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  5. Les notes de 6 lignes, je les dévore.
    Thomas.c.

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